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Dans un geste précis, Françoise Lemaître-Leroux affirme un style très personnel et nous révèle le monde du sport automobile sous un angle original.
Subtile dualité de la tradition et de la modernité, la vigueur des tonalités irradie au delà même des limites de la toile.
Contrepartie des compositions généreuses, les bleus azurs et les blancs joyeux valorisent des rouges éclatants qui seront eux-mêmes ensoleillés par des jaunes tonifiants.
A chaque étape de sa création l’artiste retrouve avec toujours plus de vigueur la lumière et la puissance qu’évoquent, dans une réflexion très contemporaine, les automobiles rutilantes de ses tableaux.
Avec Françoise Lemaître-Leroux le drapeau à damier signe toujours l’envol vers une vigoureuse émotion …….
Bernard Boscher
Expert, Critique C.E. U
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Depuis près
de trente années, Françoise Lemaître-Leroux
se voue passionnément au dessin et à la peinture,
en captant, au fil des jours les événements
primordiaux, pittoresques ou spontanés qui ont marqué
la vie de Rouen où crée cette artiste, née
Dieppoise.
Une Normande bon teint, donc,
qui déploie un talent original, maîtrisé
et conduit avec brio grâce à son tempérament
déterminé et combatif lorsqu'il s'agit de son
art, de sa vie même.
Fidèle à l'impression
dès ses débuts, l'artiste y déposait
déjà une volonté de coloriste puissamment
expressive, et sous la vigueur de cette touche pointait charme
et sortilège d'un réalisme plus élaboré,
et proche de son époque.
Ainsi, tout en glanant nombre
de prix reconnaissant justement son talent, Lemaître-Leroux
se spécialisa-t-elle dans le portrait, puis se glissa
avec délice dans les attraits dynamiques du surréalisme.
Cette effervescence picturale
pleine d'imagination l'a menée vers l'action et la
minutie brillante d'un fulgurant hyper-réalisme sportif,
un véritable défi que Lemaître-Leroux
continue et perfectionne en une vision onirique et mécanique,
que poursuivent ses peintures à la feuille d'or ou
d'argent d'un onirisme aussi fabuleux qu'enthousiasmant et
vital.
André RUELLAN
www.art-culture-france.com |
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L’image
et de symbole
C’est la période de formation d’un peintre
qui, la plupart du temps, décide durablement de son
avenir. Pour Françoise Lemaître-Leroux, celle-ci
fut jalonnée de rencontres avec des artistes de renom.
Outre le fait qu’elle fut l’élève
de Robert Savary à l’Ecole des Beaux Arts de
Rouen, elle eut parallèlement la chance de travailler
sur le motif aux côtés de Gaston Sébire,
André Raffin et Albert Malet, peintres qui ont incontestablement
marqué leur temps de leur empreinte. En découvrant
leur univers, la jeune artiste s’imprégna de
tout ce qui allait nourrir son approche du métier.
D’abord versée dans la peinture de paysage, où
elle fit preuve de sensibilité dans son traitement
de la couleur, elle comprit cependant que son destin était
ailleurs. Ce ne fut pas un reniement, mais une simple prise
de conscience dont une nouvelle rencontre allait constituer
le déclic.
Au début des années 1980, Françoise
Lemaître-Leroux eut la chance d’être reçue
par Salvador Dali dans sa « sybaritique »
maison de Port-Lligat. « Si vous aviez un seul
conseil à prodiguer à un jeune peintre, quel
serait-il ? » demanda-t-elle au maître des
lieux. « Je lui dirais de s’inscrire dans
la plus grande école de dessin si jamais il en existait
une ! » fut la réponse que lui donna
Dali. Forte de cette recommandation sans équivoque,
elle allait désormais s’efforcer d’en tirer
le meilleur profit. « Ce fut pour moi un grand
tournant, avoue-t-elle. A partir de cette période,
je me suis mise à travailler avec une nouvelle exigence,
dans un esprit proche de l’hyperréalisme, en
ajoutant à mon travail quelques éléments
symboliques. Cette recherche formelle trouva sa pleine illustration
dans Le grand prix de Chine où le dragon enserre
dans ses griffes le volant d’une Ferrari. Dali m’avait
donné une direction, m’aidant à découvrir
ma vraie personnalité. Ce fut une formidable révélation.»
Jalonnée de symboles, la peinture de Lemaître-Leroux
fascine par son application technique et sa délectable
obsession du détail. Célébrant massivement
le sport et la compétition automobile, elle ne se confine
pas dans le spectaculaire mais cherche à exprimer l’idée
de dépassement, d’énergie, de victoire
sur soi-même. C’est dans la tension vers un but,
une performance ou un record que l’Homme transcende
sa condition mortelle et peut atteindre ce que certains appellent
l’instant parfait, celui qui fait d’un athlète
un champion, une figure emblématique, un modèle
pour toute une génération… Un titan !
Cette idée s’exprime par de multiples voies.
Dans la composition de chaque sujet, le peintre veille toujours
à glisser quelques détails tendant à
démultiplier la lecture même de l’œuvre.
Le mouvement, par exemple, s’inscrit fréquemment
dans une forme qui donne un sens particulier à la peinture :
Le centenaire du rugby en est peut-être l’illustration
la plus synthétique. Lemaître-Leroux s’attache
ainsi au sens invisible des choses, à tout ce qui éclaire
leur signification cachée. L’or, en qui les alchimistes
voient l’état de perfection de la matière
et de l’esprit, se trouve relativement présent
dans les thèmes abordés par l’artiste.
Il se marrie idéalement avec le rouge de la Scuderia
Ferrari. « Quand je peins une voiture de course,
mon mental rentre dans l’auto » commente
l’artiste, montrant par là combien elle fait
corps avec chaque thème pour en exprimer l’essence
même.
Mise à l’honneur sur le site de Cambridge Expertise,
qui lui ouvre ainsi un portail vers la culture anglo-saxonne,
la peinture de Lemaître-Leroux bénéficia
du parrainage officiel du Comité national Olympique
et Sportif Français à l’occasion des Jeux
Olympiques de Barcelone, au cours de l’été
1992. Une exposition mémorable lui fut alors consacrée
avec le concours du Royal automobile club de Catalogne qui
lui voua entièrement ses cimaises. Cet événement
eut une certaine répercussion sur sa carrière
et allait infailliblement décider de ses choix futurs.
L’une de ses toiles, qui illustre l’exploit du
coureur Carl Lewis, est entrée dans les collections
du Musée Olympique de lausanne. Un autre tableau est
exposé dans le Palais du Roi Juan Carlos d’Espagne.
Au cours d’une manifestation consacrée au Rugby
(L’art emmêlé, Au-delà du sport),
une toile de Lemaître-Leroux fut très officiellement
présentée à l’Hôtel de Ville
de Paris, en 2003, parmi une quarantaine d’artistes
renommés. Ces quelques références suffisent
à éclairer le chemin patiemment parcouru par
Lemaître-Leroux depuis sa décisive rencontre
avec Dali. Quant au milieu de la compétition automobile,
il fait pleinement partie de l’univers du peintre :
Jean-Pierre Beltoise, René Arnoux, Jean Alesi, Jacques
Laffite figurent dans son précieux cercle d’amis.
Outre le sport et le vrombissement des moteurs lancés
à toute allure sur les circuits du monde entier, les
vibrations de la musique, la vie et la naissance de l’homme
sont des thèmes qui nourrissent l’inspiration
du peintre. « Tout part de l’intériorité,
déclare-t-elle, La nature m’a beaucoup appris.
C’est par là que j’ai commencé.
Et puis, au fil du temps, j’ai commencé à
voir les choses sous un autre angle. Dans un tableau, les
éléments que l’on représente doivent
entretenir des liens intimes. Tout ce que l’on inscrit
sur la toile doit être porteur de sens. »
De fait, chaque œuvre de Lemaître-Leroux exige
une certaine attention pour être pleinement assimilée.
Rien n’y semble laissé au hasard. Le manège
du monde s’y déploie dans le tourbillon du désir.
Une rigueur ascétique y structure le geste du peintre
dont la vie intérieure s’exprime sous le grand
sablier du temps.
Luis PORQUET
Octobre 2006
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«
Dans l'écrin fabuleux du vacarme »
Texte rédigé
à l'occasion d'une exposition qui s'est tenue du 22
mai au 9 juin 2001 à Monaco.
Étonnant et séduisant
parcours que celui du peintre Lemaître-Leroux. Culture
classique, sage, respectueuse, peu à peu revisitée
par la séduction impressionniste et ses grandes baies
ouvertes sur la lumière et sur la joie. Le choc, enfin,
de la rencontre avec Dali et le basculement vers la folie
méticuleuse du surréalisme.
Cheminement, de la certitude
à la remise en cause. Recherches, mutations, travail
forcené mais libérateur, le style - hyper réaliste
- est au bout du chemin. Mais il faut que la ligne bouge et
que l'oeil y trouve son compte en même temps que l'esprit.
Alors, Françoise Lemaître-Leroux
(oui, le peintre est une femme) découvre le sport et
ses explosions de formes et de couleurs. Aux JO de Barcelone,
elle sacralise l'athlète. A Monaco, écrin fabuleux
du vacarme de la course, elle s'enthousiasme aux exploits
légendaires des seigneurs de la Formule Un. Étonnant
cocktail de minutie et de violence, de décalage et
d'évidence, le cru 2001 de ses oeuvres ne pouvait rêver
plus belle escale que la Principauté à l'heure
de son Grand Prix.
Roger Biot |
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Barcelone
1992
Quand l'imagination, l'intelligence,
le goût, le talent sont mis au service du Sport pour
réaliser une oeuvre d'Art exceptionnelle, on réalise
l'exploit d'associer, comme le souhaitait si profondément
Pierre de Coubertin, le sport et la culture, mieux à
intégrer le Sport dans la Culture.
Comment ne pas exprimer à
Mme Lemaître-Leroux mon admiration pour son immense
talent, et ma profonde gratitude pour avoir choisi le "Sport"
comme source d'inspiration.
100 ans après la déclaration
de Coubertin à la Sorbonne pour la rénovation
de l'Olympisme, on ne pouvait souhaiter une meilleur hommage
que le votre, chère Madame.
Encore bravo et merci du fond
du coeur
Monsieur Nelson PAILLOU
Président du Comité Olympique Français
6ème successeur de Monsieur Pierre De Coubertin
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